Art Basel…

 

 

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Même si c’est l’occasion de voir Le mousquetaire et la petite fille de Picasso

(et dieu sait si en réel c’est beau)

 

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Même si c’est l’endroit où l’on peut se délecter d’un Zhang Xiaogang, en se disant qu’un jour peut-être (ou peut-être pas d’ailleurs) on en aura un dans son salon

 

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Même si l’on découvre de jeunes artistes au détour d’une galerie Berlinoise, chinoise, suisse et on fait le plein de formes, couleurs, de textures, de créativité…

 

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Même si l’on a l’occasion d’admirer une variation gigantesque, surprenante

et angoissante de Buffet sur la mort, alors qu’on ne la connaissait qu’en A4

 

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Même si l’on peut s’approcher d’un Murakami et voir à quelle point le sens du détail, la finition acrylique sur aluminium ont une force sublime

et un pep’s contagieux

 

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Même si l’on pense qu’on peut mourir tranquille après avoir revu le Mao ou le Lénine de Warhol

 

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Même si c’est un concentré des talents passés, présents et futurs

 

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Même si Art Unlimited donne à voir des installations

gigantesques et déroutantes

 

 

 

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Art Basel laisse une pointe de déception.

 

 

 

 

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Parce que l’art n’est pas QUE mercantile

 

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Parce qu’il faut du recul pour admirer une oeuvre, et bien qu’on ait un portefeuille bien plein, un solide profil d’investisseur et un bon sens de l’imagination, on a besoin de pouvoir voir une oeuvre présentée de manière digne et pas punaisée comme un poster dans une chambre d’ado

 

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Parce qu’on n’est pas dans un supermarché

 

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Parce qu’il n’y a pas que le champagne dans la vie, il y a l’eau aussi

(par exemple, mais on peut trouver d’autre substituts…)

 

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Parce qu’on est pas là uniquement pour manger, boire et acheter…

(bien que la saucisse de veau soit succulente et le champagne à la température idéale)

 

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Parce qu’on est là pour admirer les oeuvres et le talent des artistes,  pas les galeries ou les « vendeurs » de chez Gagossian ou Malborough

 

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Parce qu’on aimerait qu’il y ait partage intellectuel et pas seulement

échange numéraire

 

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Parce que quelque chose d’essentiel manque…

un supplément d’âme !?

 

 

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Mais ça n’est probablement pas le lieu, à chacun de se faire son idée.

 

 

 

19 juin 2012

o(>_<)o

13 avril 2012

pas de commentaire…

 

 

Chaque jour, le travail de photographes est utilisé sans leur consentement // Photo Denys Vinson / UPP – Herezie


Chaque jour, des photographes travaillent et témoignent de la réalité à travers leur regard. Chaque jour des photographes risquent leur vie pour nous tenir informés. Chaque jour, des photos sont publiées dans des journaux, des livres, des publicités en y apportant de la valeur. Mais le photographe continue d’être traité comme s’il ne produisait rien. Son travail n’a plus de valeur. Ce n’est pas qu’il soit mauvais ou que son travail ne vaille rien. C’est beaucoup plus simple.

Chaque jour, ses photos sont utilisées par des milliers d’individus (presse, éditeurs, publicitaires, communicants) qui font comme s’ils les avaient trouvées par terre. Avec cette image, nous voulons représenter la réalité économique violente, grossière et irrespectueuse que vivent les photographes.

L’Union des Photographes Professionnels


 

5 avril 2012